Fortune de Bernard d’Ormale : est-il multimillionnaire et héritier de Brigitte Bardot ?

Marié à l’icône du cinéma français Brigitte Bardot le 16 août 1992, Bernard d’Ormale fait l’objet de nombreuses questions sur son patrimoine financier, notamment depuis qu’elle est décédée. Mais il est parfois difficile de faire le clair entre le vrai et le faux.

Une fortune difficile à dissocier de celle de Brigitte Bardot

Le grand public peut parfois confondre l’argent personnel de Bernard d’Ormale et les millions de sa femme. Mais l’homme d’affaires s’est constitué sa propre fortune.

Cette illusion de patrimoine commun est renforcée par le fait que le couple a partagé durant des décennies la célèbre propriété de La Madrague à Saint-Tropez. Mais même cette propriété appartenait à Brigitte Bardot depuis 1958 avant d’être adossée en 1991 à sa fondation pour la protection des animaux, comme l’indique actu.fr

Les spéculations sur les prétendus 70 millions d’euros de l’actrice ont pu donner l’impression qu’il dispose d’un patrimoine financier exceptionnel. Mais comme le révèlent les colonnes de Gala.fr : « «J’ai lu qu’elle serait riche de 70 millions et ne voudrait rien léguer à sa famille. C’est scandaleux. Brigitte n’a pas une fortune excessive, ce n’est pas vrai !» Il réfute donc totalement ce chiffre.

Quel est son niveau de patrimoine ?

Ses avoirs nets personnels se situent autour de 10 à 15 millions d’euros d’après Rap Contenders. Cependant, Cette fourchette est à prendre avec prudence, aucune source officielle ne relayant un quelconque chiffre.

Ce qui est certain, c’est qu’il s’est constitué son propre capital professionnel en tant qu’homme d’affaires, ne dépendant aucunement des actifs de sa femme.

Comment Bernard d’Ormale a-t-il construit sa situation financière ?

Le textile

Self-made, il a bâti sa fortune dès la fin des années 1950. Profitant de la croissance économique des « Trente Glorieuses » et de la décolonisation en Afrique, il s’est lancé dans la direction d’usines textiles, notamment au Sénégal et au Liberia. Un secteur en pleine expansion.

Le cinéma

Il s’est ensuite diversifié dans l’importation de films, un marché en plein essor au niveau mondial, et importe des œuvres audiovisuelles dans des zones en développement, notamment les films hindous en Afrique de l’Ouest.

Cette zone étant alors très friande de mélodrames et de films d’action indiens. Il acquérait les droits des films puis les diffusait loin de la concurrence d’Europe et des Etats-Unis.

Le négoce d’avions

Il s’est imposé comme intermédiaire (courtier) dans la vente et l’achat d’aéronefs en mettant en place une combinaison stratégique de réseaux internationaux, disposant de trois avantages indispensables :

Un carnet d’adresses diplomatique et industriel grâce à son activité dans le cinéma, disposant à la fois d’un accès direct aux ministres et chefs d’Etat et aux propriétaires de salles de cinéma, certains étant les plus grandes fortunes locales.

Des opportunités logistiques, la zone souffrant d’un immense déficit de liaisons routières et ferroviaires fiables entre les grandes villes, les zones minières et les capitales.

Des compétences de courtage de haut niveau, sachant à la fois sourcer l’offre, trouver la demande et sécuriser la transaction, encore une fois, le fruit de ses précédentes activités.

Le commerce d’avions d’affaires ou commerciaux génère des commissions extrêmement élevées, entre 1 et 5 % selon la complexité et la rareté du modèle. Par exemple, sur 5 millions de dollars, cela représente 150 000 dollars (exemple fictif). Un business qui a probablement contribué à sa fortune.

A-t-il hérité de la fortune de Brigitte Bardot ?

Non, il n’en est pas le bénéficiaire. D’ailleurs, Gala relaie qu’il n’est pas civilement marié à Brigitte Bardot, cette union ayant eu lieu en Norvège et selon un rite religieux dans une petite chapelle. Il n’a pas de droit direct sur sa succession.

Or, en Norvège comme au Danemark ou en France, le mariage civil existe et est obligatoire pour que l’union soit juridiquement valable. Le partage des biens de l’actrice revient à sa fondation éponyme et à son fils, avec un partage égal (50 % des parts chacun).

Un patrimoine qui ne peut pas être établi avec certitude

Ses anciens investissements et activités à l’étranger sont difficiles à tracer avec précision. Entre une numérisation financière inexistante à l’époque, une activité internationale pouvant nécessiter l’usage de comptes bancaires internationaux et l’absence de base de données moderne, il est presque impossible de donner une estimation chiffrée.

L’évaluation de ses parts d’entreprises privées n’est pas publique. Par exemple, la fortune de Bernard Arnault peut-être établie grâce notamment à ses investissements en bourse, qui sont publics. Le patrimoine d’Amélie de Montchalin ou celui de Catherin Vautrin peuvent être estimé grâce aux données fournies par la HATVP grâce aux obligations de transparence de la vie publique. Ici, ces méthodes ne peuvent être utilisées.

En France, le secret bancaire protège tous citoyens, quel que soit son niveau de patrimoine financier. La quantité d’argent dont dispose un individu sur ses comptes courants, ses livrets d’épargne, ses placements financiers ou encore ses contrats d’assurance-vie est protégé par le secret bancaire (article L. 511-33 du Code monétaire et financier).

Est-il considéré comme riche ?

Etant donné son parcours, il est probablement riche oui. Bien qu’il ne soit pas un industriel de premier plan, il reste un entrepreneur et un investisseur de longue date dans des secteurs fructueux.

Cependant, l’échelle est impossible à évaluer. 1 million d’euros ? 10 millions d’euros ? 500 millions d’euros ? Aucune source publique ne permet d’établir une estimation.

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